Jeudi 23 mars 2006,
Communiqué de Germinal PEIRO
Secrétaire national à l’agriculture
Viticulture : le gouvernement doit passer à l’acte !
Le Parti socialiste réaffirme son soutien aux revendications des viticulteurs devant le silence assourdissant du gouvernement. Il n’a toujours pas pris la mesure de la désespérance sociale que cette crise engendre dans certains territoires. Il est significatif au contraire de constater que la seule attention portée par le gouvernement, alors que le secteur est en pleine crise, consiste à démanteler les organismes essentiels comme l’ONIVINS, et la SOPEXA .
La viticulture française connaît une crise structurelle très forte, avec une baisse de revenus de plus 40%, et les conséquences sont parfois irrémédiables pour le devenir de certaines exploitations viticoles. C’est pourquoi, le Parti socialiste renouvelle ses demandes de mesures d’urgence et ses propositions en matière de :
- trésorerie : attribution d’une aide directe ciblées sur les exploitations en difficulté,
- dettes fiscales et sociales : mise en place d’un moratoire accompagné d’un allègement structurel des charges et d’un dégrèvement sur le foncier non bâti,
- distillation : mise en place d’une distillation d’un volume conséquent à hauteur de 4 millions d’hectolitres sur la base d’un prix rémunérateur intégrant les coûts de production et de vinification,
- exportation : simplification et plus grande accessibilité aux aides à l’export,
- commercialisation : interdiction de la vente à perte au stade de la production en fixant des prix planchers et en moralisant les pratiques de la grande distribution,
- OCM vin : maintien des aides en réorientant les crédits communautaires vers les interventions en faveur de la restructuration de la filière,
- réglementation :
° pour la mise en place d’une gestion par bassin, coordonnée au niveau national en évitant le transfert des excédents entre régions de production,
° pour la simplification de l’offre par une réglementation adaptée,
° pour l’harmonisation de la réglementation européenne sur les pratiques œnologiques et les conditions de production (produits phytosanitaires,conditions de travail,impact fiscal,…)
Les enjeux d’avenir sont importants pour la filière viti-vinicole qui au-delà des aspects humains, génère un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros et 240 000 emplois sur le territoire. Au-delà des intentions, des effets d’annonce et des manœuvres politiciennes, le gouvernement doit prendre des actes forts pour gérer cette crise et apporter des réponses urgentes.