ALSTOM

le 6 mars 2007

1998 : Alstom mis en bourse par Tchuruk (Alcatel) qui pille au passage ses réserves

1999 : Fusion ABB/Alstom – abandon des turbines à gaz à General Electric – les turbines à gaz ABB se révèlent un gouffre (4 à 5 milliards de pertes)

Mai 2003 : Alstom est en quasi faillite. Jacques Chirac fait réunir le consortium des 60 banques (30 étrangères) créancières d’Alstom. Il manque plus de 10 milliards d’euros de cautions à Alstom

Août 2003 : Mer bâtit à la va vite un plan de sauvetage qu’il communique avec retard à la Commission

Septembre 2003 : Crise ouverte avec la Commission (Monti) qui veut rapprocher Alstom de Siemens

Juin/Septembre 2004 : Sarkozy négocie avec Monti. En échange de la cession de 1600 millions d’euros d’actifs (turbines industrielles – et surtout constructions navales de St Nazaire " chantiers de l’Atlantique) vendus les premières à Siemens, les secondes au Norvégien Aker Yards, Sarkozy obtient la permission de faire monter l’Etat au capital (21 %) pour 4 ans, afin de stabiliser l’actionnariat. Le consortium des banques accorde les cautions nécessaires.

2006 : Alstom regarnit ses carnets de commandes (transport – énergie). L’Etat se désengage au profit de Bouygues qui prend sa place au capital (24 % aujourd’hui).

Mais Alstom se comporte en multinationale et produit de plus en plus à partir de ses usines de Pologne, de Chine et du Brésil.

L’effectif employé à Belfort est passé en dix ans de 8 400 à 2 800.

Sarkozy se pare des plumes du paon. Il enlève à Chirac le mérite de son initiative. En fait, il a remplacé, dans le capital d’Alstom, l’Etat par le parrain de son fils : Martin Bouygues.