"Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d’emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l’assurance d’un filet de sécurité et d’un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises."
Dans une interview publiée dans le Monde daté du 23 juin, Ségolène Royal, a évoqué en filigrane une des idées fortes du Projet, la Couverture professionnelle universelle (CPU), qui assurera les trois éléments majeurs du travail : l’emploi, une garantie de ressources et la promotion professionnelle. Dans ce cadre, sera créé un droit individuel à la formation tout au long de la vie d’autant plus élevé que la formation initiale aura été courte.
Ségolène Royal juge par ailleurs très sévèrement l’action de la droite sur ce sujet, qui "a estimé qu’en précarisant le contrat de travail, on aurait moins de chômage et plus d’efficacité économique. L’échec est là. Avec 10 % d’emplois réellement créés, le CNE (contrat nouvelles embauches) a surtout abouti à des effets d’aubaine et de substitution."